L’hypoglycémie est une baisse anormale de la glycémie. Elle peut arriver à tout le monde mais c’est plus fréquent chez les diabétiques qui utilisent l’insuline. Elle peut surgir à tout moment. Seulement, elle est beaucoup plus grave quand on est au volant, dans la circulation, en hauteur pour les ouvriers entre autres.
Il est donc primordiale de savoir reconnaitre les signes et pouvoir se «re-sucrer» en attendant de voir son médecin traitant.

Cette connaissance des signes pour se sauver soi-même est primordiale, les reconnaitre pour pouvoir venir en aide à une victime dans l’impossibilité de se «re-sucrer» l’est aussi. Les signes sont les tremblements, les pâleurs, les troubles de la parole avec la langue qui s’alourdit et semble remplir la bouche. S’y ajoute des mouvements anormaux conduisant à un trouble d’équilibre. Il y a aussi, les troubles d’humeur, la tristesse, l’agressivité ou l’euphorie. Quand on est capable de reconnaître ces signes, il faut se munir de sucre, surtout les personnes à risques et pouvoir sortir de la catastrophe. Il s’agit d’une urgence qu’il faut traiter immédiatement.

Deux situations peuvent se présenter:

  • En premier lieu, il faut que la personne soit consciente dès que les premiers signes de l’hypoglycémie se font sentir. Ainsi, elle est tenue d’arrêter toute activité, se stabiliser. Quand on est en voiture, la première option doit être de se garer à un endroit sûr. «Ensuite, il faut se re-sucrer mais pas trop. 15 grammes de glucose suffisent. Ceci équivaudrait à 3 morceaux de sucre, par exemple, ou un verre de jus de fruit, un verre de soda non light, 1 cuillerée à soupe de confiture ou de miel», conseille le tableau de l’OMS.
    Qui ajoute qu’il faut dans ces circonstances éviter le chocolat ou les fruits dont l’effet hyperglycémiant est plus lent.
  • En deuxième position, si la personne sujet d’hypoglycémie n’est pas en état de se re-sucrer seule, l’intervention de l’entourage s’impose. Dans les cas où la victime est inconsciente (coma, agitations, convulsions...), il ne faut surtout pas lui faire avaler du sucre ou quoi que ce soit (l’aliment risquerait de passer dans les voies respiratoires et de l’étouffer). Pour les proches qui prennent de l’insuline, faire une injection. Et en dernier ressort contacter les secours en cas d’impossibilité de gérer la situation et où acheminer la victime auprès d’un spécialiste.

Les diabétologues conseillent souvent à leur patient, après une hypoglycémie sévère ou si les hypoglycémies sont fréquentes, de chercher à comprendre le malaise hypoglycémique en analysant les circonstances et les causes de la survenue (retard dans la prise d’un repas, dose d’insuline inadaptée au repas ou à l’activité...) et en discuter avec leur médecin.