Lorsque le traitement antipaludique n’est pas respecté ou inadapté, le malade du paludisme est exposé à des complications qui peuvent avoir des issues désastreuses. Un paludisme simple mal traité peut déboucher sur le coma et la mort s’il se transforme en paludisme grave. Prendre soin de sa santé lorsqu’on a le paludisme doit être une priorité. Sinon la plus grande vigilance est de mise.

Le paludisme grave survient lorsque des débris de globules rouges infectés et éclatés viennent obstruer les vaisseaux capillaires du cerveau. Il se manifeste par des convulsions instantanées et passagères d’un ou plusieurs muscles et plonge le malade dans le coma. Celui-ci risque d’en mourir. La seule façon d’éviter un paludisme grave est de suivre correctement et jusqu’au bout le traitement médicamenteux du paludisme. Mais face à un cas de paludisme grave, des signes avant-coureurs doivent alerter les proches du malade et les emmener à le conduire de toute urgence à l’hôpital.

Les signes qui permettent de reconnaitre le paludisme grave

Chez le malade qui fait un paludisme grave, on va observer une attitude de prostration, c’est-à-dire une faiblesse généralisée qui fait que le patient ne peut pas marcher ou s’asseoir sans être aidé. Cette prostration sera accompagnée de modifications de son comportement qui peuvent aller jusqu’au délire, de confusion, de somnolence, d’une altération de la conscience (le malade a l’air tout le temps absent), de difficultés respiratoires (respiration profonde ou détresse respiratoire), d’un jaunissement de l'œil, d’une déficience rénale et des urines de couleur très foncées.

Chez les enfants, le premier signe d’un paludisme grave est en général la fièvre qui peut monter de 37,5 à 41°C accompagner de convulsions. Viennent ensuite le refus de s’alimenter et de boire, des vomissements, une toux fréquente et dans quelques cas rares, de la diarrhée.

Les gestes qui sauvent

  • Ne pas laisser le patient sur un lit humide.
  • Si la température rectale du malade atteint 39°C, le déshabiller et lui administrer du paracétamol par voie orale ou rectale.
  • Dégager les voies respiratoires en adoptant les gestes suivants: desserrer les vêtements, ceinture, cravate, foulard... du malade, s’agenouiller à côté de la victime, glisser une main sous sa nuque et poser l’autre sur son front, basculer délicatement sa tête en arrière, ouvrir sa bouche en appuyant une main sur le front et l’autre sur le menton.
  • Mettre le patient en position latérale.
  • Améliorer son confort en l’épongeant avec des compresses tièdes et en l’éventant.