Récompensé dès 2013 par un prix universitaire américain, le projet FASO SOAP, initié par deux étudiants burkinabé ( Moctar DEMBELE) et burundais (Gérard NIYONDIKO) de l'Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) situé à Ouagadougou au Burkina Faso, s'annonce comme une approche inédite et prometteuse dans la lutte contre le paludisme.

En effet, ce savon produit à partir de ressources locales (citronnelle, karité et quelques ingrédients secrets), a un double effet : répulsif avec ainsi une protection de la peau contre les piqûres, et larvicide qui prévient le développement des moustiques dans les eaux stagnantes environnantes.

Il présente de nombreux avantages : un faible coût (300fcfa/pièce), une accessibilité (1 habitant sur 3 des 6 pays africains les plus touchés pourraient en être équipé), 6h d'efficacité pour un risque de contamination diminué de moitié, et enfin aucun effet secondaire ni changement d'habitudes chez les populations locales.

Les inconvénients étant nuls, chaque africain ne peut donc que soutenir une telle démarche et encourager les personnes impliquées pour qu’ils puissent concrétiser et commercialiser ce beau projet.