Lors d’une crise de palu, la personne ressent une fièvre qui peut s’accompagner d’une grande fatigue, de maux de tête, de douleurs musculaires, de douleurs abdominales, des vertiges, des nausées, d’une perte d’appétit, d’un affaiblissement voire une baisse de forme, surtout chez les sportifs.

Le repos est-il admis pour la personne souffrante ?

La réponse est bien évidemment oui. Une fois diagnostiquée et confirmée, la maladie doit être traitée rapidement afin d’éviter toute complication. Ce traitement doit être accompagné d’un repos au lit. La durée du repos dépend toutefois de la capacité de chaque patient à bien récupérer. La forme du paludisme (simple ou grave) et la qualité de traitement influent également sur la durée de repos. Selon les médecins traitants, la personne atteinte de paludisme n’a besoin que de 4 à 7 jours pour être sur pied.

Ici, ça sera surtout la forme de paludisme et sa durée avant le début du traitement qui feront la différence. Si c’est un palu simple, la durée de repos ne dépasse pas les 4 jours. En cas de palu grave, le repos peut aller jusqu’à une semaine. Dans tous les cas, le protocole de traitement ainsi que les conseils prodigués par les prestataires de santé doivent être strictement respectés avant toute reprise progressive d’une activité physique.

Evitez la nage papillon qui sollicite énormément le dos

Après le palu, le gueuleton !

Le principe est simple. Pour être au top après une crise de paludisme, il faut tout simplement retrouver son appétit. Cela passe par une alimentation riche et équilibrée, faisant une part belle aux aliments à base de vitamines. Cependant, la reprise d’une alimentation normale doit se faire de manière progressive. Ainsi, dès que la fièvre du malade s’estompe et que l’appétit s’installe petit à petit, il lui sera conseillé d’éviter les repas trop copieux d’abord. C’est pour empêcher certains aliments d’entretenir encore la fièvre. Ensuite, il faudra préférer les aliments crus, les fruits accessibles comme la banane bien mûre, le melon, l’ananas, la papaye, l’avocat etc. Cette alimentation contrôlée peut être complétée par d’autres petits repas comme les purées légères ou les bouillies de mil, accompagnés de jus de fruits dilués, d’eau citronnée et de miel de bonne qualité.

Ce sera donc un menu qualitatif et pas forcément quantitatif qui accompagnera le malade en convalescence jusqu’à la reprise totale de ses activités physiques quotidiennes.

Reprise !

Après un repos forcé dû à un paludisme, on n’a qu’une seule envie : reprendre les activités physiques pour retrouver la forme. Pour cela, il est préférable d’adopter un protocole de reprise afin d’éviter à l’organisme un ralentissement dans sa phase de récupération.

Ainsi, 4 à 7 jours après le paludisme, on peut choisir un sport déjà pratiqué dans le passé comme la marche, la course à pied, le vélo etc. Si votre choix porte sur la course à pied, avant de vous lancer, il vous sera conseillé:

  • D’effectuer d’abord quelques séances de marche rapide en augmentant progressivement à chaque séance la vitesse ainsi que la durée (20 minutes maximum au premier jour) ;
  • Ensuite de passer à des séances de 25 à 30 minutes environ de course, au cours des deux ou trois jours qui suivent ;
  • Puis, augmenter progressivement la durée de l'effort en passant de 30 à 45 minutes ;
  • Et enfin, il est conseillé de s'entraîner au minimum 2 fois par semaine, pendant 45 minutes à 1 heure environ.

Observer un arrêt si vous ressentez une douleur quelconque durant votre course à pied, surtout si la douleur en question est liée à un des symptômes du paludisme. Une reprise de l’activité physique sera planifiée 2 à 3 jours plus tard.

A mesure que vous avancez dans l’effort physique quotidien, ne surtout pas oublier de boire régulièrement de l’eau. Cela permettra d’avoir un apport hydrique suffisant pour un bon fonctionnement des muscles qui vous évitera des petits bobos. Et enfin une fois de retour à la maison, optez pour un léger massage afin de vous procurer une détente assurée.

Un protocole de reprise pour consolider sa récupération après une maladie

La reprise de l’activité physique comme faire du sport doit se faire progressivement :

  • La phase d’échauffement Le système pulmonaire est fragile, il est sujet à une inflammation des bronches. En réalisant un échauffement progressif et plus long on va permettre aux bronches de s’habituer progressivement à l’accélération du rythme respiratoire ;
  • Les étirements Après une fièvre les muscles peuvent être encore un peu raides tant les contractures et courbatures ont fatigué le système musculaire. Des étirements après un bon échauffement peuvent rendre aux muscles leurs disponibilités contractiles ;
  • Le renforcement musculaire L’arrêt forcé des entrainements lors d’une maladie peut entraîner un fonte musculaire des muscles posturaux si bien que faire du gainage peut être un moyen efficace de conserver sa dynamique de course et se prémunir d’éventuels maux de dos lors de la reprise ;
  • Hydratation Ne pas oublier de boire régulièrement afin d'avoir un apport hydrique suffisant qui permettra un bon fonctionnement musculaire et évitera des blessures.