Les rapports internationaux sur les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants
Les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants ne sont pas un phénomène isolé. Elles sont documentées depuis des décennies par des organisations internationales, des chercheurs et des ONG spécialisées. Pourtant, malgré l’existence de ces données, le sujet reste souvent entouré de silence dans de nombreuses communautés.
« 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences sexuelles ou physiques au cours de sa vie »
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. L’UNICEF rappelle de son côté que des millions d’enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année, souvent dans un environnement qu’ils connaissent : famille, entourage proche ou cadre éducatif.
Ces chiffres ne visent pas à accuser un pays ou une culture. Les rapports montrent au contraire que les violences sexuelles existent dans toutes les sociétés. La différence se situe surtout dans la capacité à en parler, à protéger les victimes et à financer les structures qui les accompagnent.
Les spécialistes soulignent un point essentiel : la majorité des violences ne sont jamais signalées. La peur, la honte, la dépendance économique ou affective, et la crainte d’être rejeté(e) empêchent de nombreuses victimes de parler. Ce silence rend le phénomène difficile à mesurer et renforce l’isolement de celles et ceux qui en souffrent.
Des associations de luttes contres les violences sexuelles ralenties par le manque de moyens financiers et logistiques
« 1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences sexuelles ou physiques au cours de sa vie »
Partout en Afrique et dans les diasporas, des associations locales travaillent déjà à rompre cet isolement. Elles écoutent, accompagnent, orientent vers des soins, sensibilisent les familles et forment les communautés. Leur travail est reconnu par de nombreuses organisations internationales comme un levier clé de protection.
Mais ces structures manquent souvent de moyens financiers et logistiques. Les rapports des Nations unies insistent régulièrement sur ce point : sans soutien durable aux acteurs de terrain, la prévention reste fragile.
C’est là que la solidarité collective devient concrète. Financer, structurer et amplifier les associations existantes permet d’augmenter immédiatement la capacité de protection. Il ne s’agit pas de remplacer les professionnels, mais de renforcer ceux qui agissent déjà.
Protéger les femmes et les enfants n’est pas une question abstraite. C’est un travail quotidien porté par des structures locales qui ont besoin de relais, de visibilité et de ressources.
Afro Santé s’inscrit dans cette logique : créer des ponts entre les financements et les associations de terrain afin d’amplifier leur impact.
Refuser le silence ne signifie pas juger. Cela signifie soutenir celles et ceux qui construisent des solutions.
Sources
• Organisation mondiale de la santé (OMS), Violence against women prevalence estimates
• UNICEF, rapports sur la protection de l’enfance
• ONU Femmes, données mondiales sur les violences faites aux femmes
Cet article relaie des travaux d’organisations spécialisées. Afro Santé agit comme relais associatif et ne se substitue pas aux professionnels de santé ou aux autorités judiciaires.


