Réforme au Burkina Faso : une avancée majeure pour la protection de l’enfant face aux violences

La réforme du Code des personnes et de la famille au Burkina Faso marque un tournant dans la protection de l’enfant. Identité légale, responsabilité parentale, accès à la justice : ce nouveau cadre renforce les mécanismes de protection de l’enfant, notamment face aux violences sexuelles.

Une réforme historique au service de la protection de l’enfant

L’arsenal juridique protégeant les mineurs en Afrique de l’Ouest franchit une étape importante avec l’adoption de la loi n°012-2025 par le Burkina Faso. Promulguée en octobre 2025 après son adoption par l’Assemblée législative de transition, cette réforme du Code des personnes et de la famille redéfinit les responsabilités entre l’État, la famille et l’enfant.

Plus qu’un simple ajustement juridique, ce texte place clairement l’intérêt supérieur du mineur au cœur du système judiciaire. Il marque ainsi une avancée significative dans la protection de l’enfant, en affirmant que celle-ci n’est plus une option, mais une obligation légale.

Identité légale et responsabilité parentale : deux piliers de la protection de l’enfant

La protection de l’enfant commence par la reconnaissance de son existence juridique. Au Burkina Faso, de nombreux enfants restent sans acte de naissance, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux violences, y compris sexuelles.

La réforme vise à corriger cette situation en rendant l’enregistrement des naissances plus accessible, grâce à la digitalisation de l’état civil, à l’introduction d’un identifiant unique dès la naissance et à des délais adaptés aux réalités locales. Cette reconnaissance est essentielle pour garantir la protection de l’enfant, notamment en facilitant l’accès à la justice et aux services sociaux.

Par ailleurs, la loi renforce la responsabilité parentale. Les procédures de reconnaissance de paternité sont simplifiées et les mécanismes de recouvrement des pensions alimentaires sont consolidés. En luttant contre l’abandon moral et matériel, ces mesures contribuent directement à améliorer la protection de l’enfant, en particulier dans les situations de vulnérabilité.

Protection de l’enfant et lutte contre les violences sexuelles : quelles avancées concrètes ?

Même si elle ne cible pas exclusivement les violences sexuelles, cette réforme constitue un levier important pour renforcer la protection de l’enfant face à ces violences.

En facilitant l’accès à une identité légale, en renforçant les obligations parentales et en améliorant l’accès aux droits, la loi crée des conditions plus favorables pour signaler les abus, protéger les victimes et engager des poursuites.

Dans un contexte marqué par l’insécurité, elle prévoit également une meilleure prise en charge des enfants déplacés et des orphelins, particulièrement exposés aux violences et à l’exploitation. La reconnaissance juridique des mariages coutumiers et religieux permet aussi de garantir une égalité de traitement entre tous les enfants, renforçant ainsi leur protection.

Pour les professionnels de santé, les travailleurs sociaux et les associations, ce nouveau cadre juridique représente un outil concret pour améliorer la protection de l’enfant sur le terrain.

Si vous souhaitez partager votre histoire, contactez-nous par mail sur associationafrosante@gmail.com

Rédacteur @Hamidou pour Afro Santé

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